On m'appelle toujours trop tard.
Avocat spécialiste en droit de la sécurité sociale, j’interviens à tous les stades du contrôle, du redressement et du recouvrement. Le bon moment pour se défendre, c’est avant qu’il ne soit trop tard.
Avocat spécialiste en droit de la sécurité sociale, j’interviens à tous les stades du contrôle, du redressement et du recouvrement. Le bon moment pour se défendre, c’est avant qu’il ne soit trop tard.
26 597 euros de majorations de retard ont dû être remboursés par l’URSSAF PACA. En cause : une mise en demeure irrégulière, faute de document détaillant le calcul des majorations complémentaires. Par jugement du 10 mars 2026, le tribunal judiciaire de Marseille rappelle qu’en matière URSSAF, un vice de procédure peut suffire à anéantir l’obligation de payer.
L’URSSAF se désiste rarement. Mais lorsqu’elle le fait, ce n’est presque jamais par faiblesse sur le fond. C’est le plus souvent parce qu’un vice de procédure rend sa contrainte vulnérable. En matière d’opposition à contrainte, la défense ne consiste donc pas seulement à discuter les sommes réclamées : elle impose d’examiner d’abord la régularité de chaque acte. Le jugement rendu par le tribunal judiciaire de Dijon le 10 mars 2026 en donne une illustration nette : face à une contrainte de 173 117 euros pour travail dissimulé, l’URSSAF de Bourgogne a finalement préféré se désister d’instance après avoir reconnu un vice de forme. Ce désistement ne vaut pas abandon de la créance. Mais il prouve une chose essentielle : en contentieux URSSAF, la procédure peut faire basculer le dossier avant même le débat sur le fond.
Faites appel à un avocat spécialiste du contentieux URSSAF pour contester une lettre d’observations, mise en demeure, une contrainte.
L’URSSAF ne peut pas conduire un contrôle comme elle l’entend. Lorsqu’un inspecteur réclame des pièces à un salarié qui n’a reçu aucune délégation pour répondre au contrôle, la procédure devient irrégulière. C’est ce que rappelle le tribunal judiciaire de Douai, qui a annulé un redressement de plus de 834 000 euros au motif que les demandes de l’URSSAF avaient été adressées au responsable comptable, et non au représentant légal de la société ou à un mandataire habilité. Une décision importante pour toutes les entreprises confrontées à un contrôle URSSAF, car elle confirme qu’un vice dans la conduite même du contrôle peut suffire à faire tomber l’ensemble du redressement.
**Votre sous-traitant a travaillé au noir ? Cela ne suffit pas toujours à condamner le donneur d’ordre.** Dans un arrêt du 27 février 2026, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence rappelle une règle décisive : l’URSSAF ne peut pas engager valablement la solidarité financière du donneur d’ordre sans démontrer, de manière précise, que l’opération de sous-traitance atteignait au moins **5 000 euros hors taxes par opération**. Des montants globaux annuels, calculés en TTC, sans détail des factures, de leurs dates ni de leur nombre, ne suffisent pas. Résultat : les mises en demeure sont rejetées, les annulations d’exonérations tombent, et l’URSSAF est condamnée à restituer les sommes perçues.
URSSAF, redressement, travail dissimulé, contrôle comptable d'assiette, article R. 243-59, article L. 243-7, audition, lieu d'audition, vice de procédure, annulation, Cour d'appel de Rennes, cotisant, inspecteur du recouvrement, garanties procédurales, code de la sécurité sociale
Une contrainte URSSAF peut être annulée sans même que le juge examine le fond de la créance. Par jugement du 6 mars 2026, le Tribunal judiciaire de Metz a annulé une contrainte de l’URSSAF après avoir constaté une incohérence entre la mise en demeure visée par la contrainte et celle effectivement produite aux débats, ainsi que l’absence de preuve de sa notification régulière. Cette décision rappelle une règle essentielle du contentieux URSSAF : avant tout débat sur les cotisations réclamées, la régularité de la chaîne de recouvrement doit être vérifiée avec rigueur.
Une vérification DSN n’autorise pas l’URSSAF à s’affranchir des garanties procédurales du cotisant. Dans un jugement du 6 mars 2026, le tribunal judiciaire de Nanterre a annulé une mise en demeure de 719 060 euros après avoir constaté que la société n’avait pas été informée, notamment, de son droit d’être assistée d’un conseil dans le cadre de cette procédure.
L’URSSAF ne peut pas se contenter de réclamer une somme : elle doit prouver précisément sa créance. Lorsqu’une simple notification de régularisation ne permet pas au cotisant de connaître la nature, la cause et l’étendue exactes de son obligation, la contrainte encourt l’annulation. C’est ce que rappelle un jugement du 3 mars 2026, particulièrement utile en matière d’opposition à contrainte URSSAF.