avocat URSSAF

Une demande de pièces n’est pas un constat : le contrôle URSSAF de près de onze mois tombe

L'inspecteur a mis près de onze mois à clore un contrôle limité à six. La cour d'appel d'Aix-en-Provence (4 août 2026, RG 25/05234) annule la mise en demeure de 53 942 € : une demande de pièces ne vaut pas constat de comptabilité insuffisante.

Mise en demeure CGSS Martinique : 20 963 € réclamés sans année, la contrainte tombe

La CGSS Martinique réclamait 20 963 € à un travailleur indépendant sous le libellé « régularisation An-1/An-2 », sans dire pour quelle année. Le tribunal judiciaire de Fort-de-France annule la mise en demeure et la contrainte de 24 657,67 €.

76 111 € annulés : le versement mobilité était caché sous « régime général »

L'URSSAF réclamait 76 111,37 € par contrainte. Ses mises en demeure portaient « régime général » alors qu'elles incluaient 6 493 € de versement mobilité. Le tribunal judiciaire de Paris les a déclarées irrégulières et a annulé la contrainte entière (30 septembre 2026).

71 232 € annulés : le redressement du sous-traitant n’était pas signé du directeur

L'URSSAF réclamait 71 232 € à une entreprise pour le travail dissimulé de son sous-traitant. La lettre d'observations du sous-traitant n'était pas signée du directeur. Le 24 septembre 2026, la Cour de cassation confirme l'annulation : le donneur d'ordre peut invoquer ce vice.

Ne répondez jamais à une lettre d’observations URSSAF sans avocat. Jamais.

Une société produit devant la cour d'appel les justificatifs de ses indemnités de panier, jamais remis pendant le contrôle URSSAF. Pièces écartées, redressement maintenu : la Cour de cassation approuve le 25 juin 2026. La réponse à la lettre d'observations décide de ce que le juge verra.

128 628 € réclamés au donneur d’ordre. Sans avis de contrôle, le redressement URSSAF tombe

L'URSSAF réclamait 128 628 € à une SASU pour le travail dissimulé de son sous-traitant, sans lui avoir envoyé d'avis de contrôle. La cour d'appel d'Angers annule le redressement le 29 septembre 2026. Donneur d'ordre : vérifiez l'avis avant de discuter les montants.

L’URSSAF poste sa lettre d’observations un jour trop tard. Redressement de 86 031 € annulé

Contrôle débuté le 28 mars 2019, lettre d'observations postée le 28 juin : un jour de trop. La cour d'appel d'Amiens annule le contrôle URSSAF et la mise en demeure de 86 031 € d'une SARL de deux salariés. Dirigeant de TPE, comptez les jours entre la première visite et l'envoi.

L’URSSAF corrige désormais elle-même votre DSN. Vous pouvez refuser.

L'URSSAF peut corriger elle-même la DSN d'un employeur. Le Code de la sécurité sociale lui laisse au moins 30 jours pour refuser, par une opposition motivée. Sans réponse, la correction devient sa déclaration, avec majorations et pénalités.

Un seul taux AT/MP pour tous vos établissements ? L’URSSAF doit vérifier le taux de chacun

Une entreprise conteste le taux unique appliqué par l'URSSAF à tous ses établissements. Le 3 septembre 2026, la Cour de cassation juge que c'est à l'organisme de recouvrement de vérifier le taux AT/MP notifié à chaque établissement, et casse l'arrêt qui en faisait peser la preuve sur l'employeur.

Remboursement URSSAF : un simple courrier fait courir les intérêts dès le paiement

Une SCI paie 15 550 euros à l'URSSAF en annonçant sa contestation. La mise en demeure est annulée, l'URSSAF rembourse sans intérêts. Le tribunal judiciaire d'Arras retient sa mauvaise foi : les intérêts au taux légal courent depuis le jour du paiement.

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