liquidation judiciaire urssaf

L’URSSAF voulait placer un artisan en redressement judiciaire. Elle n’a même pas prouvé sa cessation des paiements.

L’URSSAF peut-elle obtenir l’ouverture d’un redressement judiciaire sur la base de contraintes anciennes et de saisies passées ? Non, répond la cour d’appel de Rennes dans un arrêt du 31 mars 2026. Le créancier qui demande l’ouverture d’une procédure collective doit prouver, au jour où le juge statue, l’impossibilité pour le débiteur de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. De simples actes d’exécution anciens ne suffisent pas.

Une créance URSSAF peut être déclarée au passif d’une entreprise. Sans titre exécutoire, elle ne peut être admise qu’à titre provisionnel.

**Une créance URSSAF peut apparaître au passif d’une entreprise sans pour autant être définitivement acquise.** La Cour de cassation rappelle, dans un arrêt du 14 janvier 2026, qu’en l’absence de titre exécutoire régulièrement constitué, une créance sociale ne peut être admise qu’à titre provisoire. Une précision procédurale déterminante, dont la méconnaissance peut coûter très cher lors de la vérification du passif.

Une liquidation judiciaire ne peut pas être ouverte sur la base d’une contrainte URSSAF contestée

Une contrainte URSSAF contestée ne peut pas servir de fondement à l’ouverture d’une liquidation judiciaire. Lorsqu’une créance est litigieuse, elle ne constitue ni une dette certaine ni un passif exigible. La jurisprudence rappelle ainsi que l’URSSAF ne peut provoquer la disparition d’une entreprise sans rapporter la preuve, qui lui incombe, d’une réelle cessation des paiements.

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