nullité mise en demeure urssaf

Face à l'URSSAF : taisez-vous.

La parole et les silences sont des armes de défenses. Consultez-moi : je vous apprendrai à les utiliser contre l’URSSAF

Une mise en demeure URSSAF peut tomber. Pas sur son montant. Sur son enveloppe.

Une mise en demeure URSSAF ne tombe pas toujours sur le fond. Elle peut tomber sur la preuve. Quand l’URSSAF n’est pas en mesure de démontrer l’envoi régulier du document préalable, toute la chaîne de recouvrement peut s’effondrer, sans même que le juge n’examine le montant réclamé.

Une mise en demeure URSSAF peut tomber. Pas sur le fond. Sur un vice de forme.

Une mise en demeure URSSAF n’est pas une simple formalité administrative. C’est un acte de procédure strictement encadré, qui doit permettre au cotisant de comprendre, à sa seule lecture, la nature, la cause et l’étendue de sa dette. Lorsque ce formalisme n’est pas respecté, le redressement ne se discute même pas sur le fond : il tombe sur un vice de forme, comme l’a rappelé : Cour d'appel de Besançon.

Un redressement peut tomber… parce que l’URSSAF a refusé de vous écouter

Un redressement URSSAF peut être annulé non pas pour une erreur de calcul, mais pour une atteinte aux droits de la défense. En refusant, sans motif, de permettre à une entreprise de présenter des observations orales devant la commission de recours amiable, la CGSS a commis une irrégularité procédurale majeure. Par un arrêt du 30 septembre 2025, la Cour d’appel de Fort-de-France rappelle que le droit d’être entendu, garanti par le CRPA, s’impose pleinement aux organismes de sécurité sociale et que son mépris peut faire tomber l’ensemble de la procédure de contrôle et de redressement.

L’URSSAF a une obligation essentielle : être comprise. Si l’effort de compréhension repose sur vos épaules, le recouvrement est vicié.

Une mise en demeure URSSAF n’est pas un simple courrier de relance. C’est un acte de procédure qui doit, à lui seul, permettre au cotisant de comprendre la nature, la cause et l’étendue des sommes réclamées. Lorsque les périodes de recouvrement sont illisibles, codifiées ou incompréhensibles, la procédure est viciée : la mise en demeure est nulle, et la contrainte qui en découle doit être annulée.

Solidarité financière. 152 900 € réclamés par l’URSSAF. L’entreprise avait tort sur le fond. Elle a gagné sur la procédure.

152 900 € réclamés au titre de la solidarité financière. Sur le fond, le donneur d’ordre avait manqué à son obligation de vigilance. Mais sur la procédure, l’URSSAF a commis l’erreur de trop : une lettre d’observations sans calcul intelligible, sans méthode “net → brut”, sans ventilation contestable. Le Tribunal judiciaire de Meaux (22 août 2025, n° 23/00110) rappelle une règle simple : le contradictoire ne se négocie pas. Résultat : annulation en cascade (lettre d’observations, redressement, mise en demeure) et remboursement intégral des sommes versées.

2026-01-23T10:07:44+01:00Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |

132 787 euros. C'est la somme que l'URSSAF a dû rembourser à une entreprise.

132 787 € remboursés. Non parce que le redressement URSSAF était infondé, mais parce que la mise en demeure était illisible. Dans un arrêt du Cour d'appel de Paris (6 septembre 2024), la juridiction rappelle une règle cardinale du recouvrement : l’URSSAF doit permettre au cotisant de comprendre, vérifier et retracer l’origine exacte des sommes réclamées. À défaut de cohérence entre la lettre d’observations, les chefs maintenus et les montants appelés, la sanction est immédiate : nullité de la mise en demeure, effondrement du redressement, remboursement intégral.

URSSAF : 64 468,38 € annulés… pour une seule ligne

URSSAF : une seule ligne peut faire tomber une contrainte de 64 468,38 €. Une décision du tribunal judiciaire de Toulouse rappelle que, même lorsque l’organisme de recouvrement a raison sur le fond, une mise en demeure imprécise suffit à faire annuler la contrainte. En contentieux URSSAF, la procédure reste une garantie décisive.

Lorsque l’URSSAF ne prouve pas l’expédition de ses mises en demeure, ses redressements sont annulés

Si l’URSSAF ne justifie pas l’envoi régulier de la mise en demeure (LRAR ou moyen à date certaine), la mise en demeure est nulle et la contrainte URSSAF peut être annulée.

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