Article R.244-1 du Code de la sécurité sociale

L’URSSAF réclame 523 628 €. La mise en demeure cite une lettre d’observations que la société n’a jamais reçue.

L'URSSAF réclamait 523 628 euros à une agence de travail temporaire. Mais la mise en demeure visait une lettre d'observations et un dernier courrier que la société n'avait jamais reçus, car ils appartenaient à un autre contrôle. Par arrêt du 3 avril 2026, la Cour d'appel de Paris annule la mise en demeure et prive le redressement de tout fondement.

132 787 euros. C’est la somme que l’URSSAF a dû rembourser à une entreprise.

132 787 € remboursés. Non parce que le redressement URSSAF était infondé, mais parce que la mise en demeure était illisible. Dans un arrêt du Cour d'appel de Paris (6 septembre 2024), la juridiction rappelle une règle cardinale du recouvrement : l’URSSAF doit permettre au cotisant de comprendre, vérifier et retracer l’origine exacte des sommes réclamées. À défaut de cohérence entre la lettre d’observations, les chefs maintenus et les montants appelés, la sanction est immédiate : nullité de la mise en demeure, effondrement du redressement, remboursement intégral.

Aller en haut