Avocat Spécialiste en Droit du Travail et Droit de la Sécurité Sociale - Eric ROCHEBLAVE

À propos de Avocat Spécialiste en Droit du Travail et Droit de la Sécurité Sociale | Eric ROCHEBLAVE

Avocat au Barreau de MONTPELLIER Lauréat de l’Ordre des Avocats du Barreau de Montpellier Lauréat de la Faculté de Droit de Montpellier DESS Droit et Pratiques des Relations de Travail DEA Droit Privé Fondamental DU d’Études Judiciaires DU de Sciences Criminelles DU d’Informatique Juridique

196 544 € réclamés par l’URSSAF. Annulés. Pour une case vide.

196 544 € réclamés pour travail dissimulé. Annulés non pas sur le fond, mais pour un vice de procédure : une mise en demeure dont la notification n’est pas démontrée. Une décision qui rappelle qu’en contentieux URSSAF, la validité formelle précède toujours le débat sur le redressement.

Redressement pour travail dissimulé. 167 424 € perdus par l’URSSAF. Sans que l’entreprise ait eu à prouver quoi que ce soit.

L’URSSAF réclamait 167 424 € à une entreprise pour travail dissimulé. Le Tribunal judiciaire de Marseille a tout annulé. Non pas sur le fond. Mais pour une erreur de procédure que l’organisme ne pouvait pas corriger en cours d’instance.

Les huissiers de l’URSSAF ne peuvent pas se contenter de relever votre nom sur une boîte aux lettres ou un interphone.

Un délai d’opposition à contrainte URSSAF ne court que si la signification est régulière. Lorsque l’huissier se contente de relever un nom sur une boîte aux lettres ou un interphone, sans relater de véritables diligences, l’acte peut être jugé irrégulier. Conséquence : la forclusion invoquée par l’URSSAF tombe et l’opposition reste recevable, même après l’expiration apparente des 15 jours.

31 998 € réclamés par l’URSSAF. Annulés : la mise en demeure mentionne « cotisations » alors qu’elle vise aussi des « impôts ».

Une mise en demeure URSSAF doit préciser avec exactitude la nature des sommes réclamées. Lorsqu’elle se contente d’évoquer des « cotisations » alors que le redressement comprend également des impositions recouvrées par l’organisme, elle ne respecte pas les exigences des articles L.244-2 et R.244-1 du Code de la sécurité sociale. Le Tribunal judiciaire de Strasbourg, le 4 février 2026, en tire la conséquence logique : la mise en demeure est irrégulière, le redressement est annulé, sans même examiner le fond.

Prud’hommes et tribunaux judiciaires deviennent payants.

Prud’hommes et tribunal judiciaire : dès le 1er mars 2026, une contribution de 50 € est due pour introduire une instance (art. 1635 bis Q CGI). Exceptions et modalités.

AUTO-ENTREPRENEUR = TRAVAIL DISSIMULÉ ? Non. L’URSSAF doit prouver LA SUBORDINATION.

Un auto-entrepreneur qui travaille principalement pour une seule entreprise suffit-il à caractériser un travail dissimulé ? Non. Tant que l’URSSAF ne démontre pas l’existence d’un lien de subordination juridique permanente – pouvoir de donner des ordres, de contrôler et de sanctionner – la présomption de non-salariat demeure. La Cour d’appel de Poitiers le rappelle avec fermeté : sans preuve de subordination, le redressement tombe.

SOLIDARITÉ FINANCIÈRE URSSAF : Devant le tribunal, exigez le PV complet. Annexes comprises.

L’URSSAF peut engager votre responsabilité au titre de la solidarité financière si votre sous-traitant est poursuivi pour travail dissimulé. Elle n’a pas l’obligation de vous communiquer le procès-verbal pendant le contrôle. En revanche, si vous contestez en justice, elle doit le produire intégralement — annexes comprises. Faute de preuve complète, le redressement peut tomber.

Après une mise en demeure, l’URSSAF a 3 ans et 1 mois pour agir. Passé ce délai, sa contrainte est nulle.

Une mise en demeure notifiée. Un délai d’un mois pour payer. Puis trois ans pour agir. Lorsque l’URSSAF dépasse ce délai, sa contrainte est nulle. La Cour d’appel de Toulouse le rappelle avec netteté.

L’URSSAF a appliqué un “taux moyen” pour calculer un redressement. 75 337,80 € remboursés à l’entreprise.

Un redressement URSSAF peut paraître techniquement fondé. Encore faut-il qu’il soit **correctement chiffré**. Dans un arrêt du 12 février 2026 (Cour d’appel de Toulouse, n° 24/02465), les juges ont rappelé une règle simple : lorsque la comptabilité permet un calcul au réel, l’URSSAF ne peut pas appliquer un “taux moyen”. Résultat : 75 337,80 € remboursés à l’entreprise.

Stock-options : cessez de faire cadeau de votre trésorerie à l’URSSAF.

Une entreprise verse une contribution patronale sur des stock-options… puis l’avantage ne se réalise jamais. Aucune levée d’option. Aucune rémunération. Pourtant l’URSSAF refuse de rembourser. Le Tribunal judiciaire de Bobigny (10 février 2026) rappelle un principe essentiel : sans avantage effectivement versé, la contribution peut devenir indue et doit être restituée.

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