responsabilité du donneur d’ordre

114/09/2021 en haut. 14/09/2021 en bas. Un chiffre de trop. Le donneur d’ordre n’a rien vu. L’URSSAF, elle, l’a vu.

Collecter une attestation de vigilance ne suffit pas. Lorsqu’un donneur d’ordre ne vérifie pas son authenticité sur le site de l’URSSAF, il s’expose à la solidarité financière, aux cotisations et aux majorations dues par son sous-traitant. Par un arrêt du 18 mars 2026, la Cour d’appel de Nancy rappelle avec fermeté que l’obligation de vigilance ne se limite pas à recevoir un document : elle impose d’en contrôler la validité. Un simple chiffre de trop peut alors coûter cher.

2026-03-28T12:36:42+01:00Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |

Le dirigeant n’avait pas l’attestation de vigilance. Il l’avait même reconnu par écrit. L’URSSAF a quand même perdu.

**Votre sous-traitant a travaillé au noir ? Cela ne suffit pas toujours à condamner le donneur d’ordre.** Dans un arrêt du 27 février 2026, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence rappelle une règle décisive : l’URSSAF ne peut pas engager valablement la solidarité financière du donneur d’ordre sans démontrer, de manière précise, que l’opération de sous-traitance atteignait au moins **5 000 euros hors taxes par opération**. Des montants globaux annuels, calculés en TTC, sans détail des factures, de leurs dates ni de leur nombre, ne suffisent pas. Résultat : les mises en demeure sont rejetées, les annulations d’exonérations tombent, et l’URSSAF est condamnée à restituer les sommes perçues.

2026-03-18T09:00:13+01:00Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |
Aller en haut