redressement forfaitaire URSSAF

Un bar contrôlé de nuit. Une femme derrière le comptoir. Un procès-verbal de travail dissimulé reposant sur des ressentis et des hypothèses. Le redressement URSSAF est annulé.

Une personne aperçue derrière un bar, en train d’aider ponctuellement, n’est pas nécessairement une salariée dissimulée. Par un arrêt du 4 mars 2026, la cour d’appel de Rennes rappelle que l’URSSAF ne peut pas se contenter d’impressions, de ressentis ou d’hypothèses pour redresser un cotisant. En l’absence d’éléments concrets établissant un lien de subordination, une rémunération ou une contrepartie, le simple coup de main gracieux ne suffit pas à caractériser un travail dissimulé.

Un procès-verbal de travail dissimulé de police ne crée pas un salarié. Et pourtant, beaucoup d’entreprises se laissent enfermer dans cette lecture de l’URSSAF.

Un procès-verbal de travail dissimulé ne suffit pas à créer un salariat ni à justifier, à lui seul, un redressement URSSAF. Par un jugement du Tribunal judiciaire de Lille du 20 janvier 2026, le pôle social rappelle avec force que, lorsque la qualification de salarié est contestée, l’URSSAF doit démontrer l’existence d’un lien de subordination. À défaut, le redressement tombe — même en présence d’un PV de police et malgré des accusations de travail dissimulé.

2026-01-30T15:02:16+01:00Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |
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