La CGSS de la Réunion réclame des cotisations prescrites à un travailleur indépendant.
Contrainte signifiée après 3 ans : action en recouvrement prescrite, contrainte annulée. CA Saint-Denis de la Réunion, 30 juin 2026. Analyse Maître Rocheblave
Contrainte signifiée après 3 ans : action en recouvrement prescrite, contrainte annulée. CA Saint-Denis de la Réunion, 30 juin 2026. Analyse Maître Rocheblave
**Plan d’apurement Covid URSSAF : le silence du cotisant n’interrompt pas la prescription** L’URSSAF ne peut pas transformer automatiquement le silence d’un travailleur indépendant en reconnaissance de dette. Dans un jugement du 24 mars 2026, le Tribunal judiciaire de Laon rappelle une règle décisive : en l’absence d’accord clair, non équivoque et conforme au cadre légal, un plan d’apurement Covid ne suffit pas à interrompre la prescription. Lorsque le cotisant n’a rien signé, rien payé et n’a même pas été informé du délai d’un mois pour s’y opposer, son silence reste un silence — pas un aveu. Résultat : la contrainte est annulée, car la créance était prescrite.
Une simple ligne peut faire tomber toute une procédure. Dans un jugement du 5 février 2026, le Tribunal judiciaire de Beauvais annule deux contraintes URSSAF représentant plus de 15 000 euros. En cause : une motivation insuffisante, notamment une rubrique générique intitulée « REGULARISATION AN-1 / AN-2 », incapable de permettre au cotisant d’identifier la nature, la cause et l’étendue exacte de son obligation. En contentieux URSSAF, la validité formelle de l’acte précède toujours la discussion sur le montant.