article R.244-1 code de la sécurité sociale

L’URSSAF a une obligation essentielle : être comprise. Si l’effort de compréhension repose sur vos épaules, le recouvrement est vicié.

Une mise en demeure URSSAF n’est pas un simple courrier de relance. C’est un acte de procédure qui doit, à lui seul, permettre au cotisant de comprendre la nature, la cause et l’étendue des sommes réclamées. Lorsque les périodes de recouvrement sont illisibles, codifiées ou incompréhensibles, la procédure est viciée : la mise en demeure est nulle, et la contrainte qui en découle doit être annulée.

132 787 euros. C'est la somme que l'URSSAF a dû rembourser à une entreprise.

132 787 € remboursés. Non parce que le redressement URSSAF était infondé, mais parce que la mise en demeure était illisible. Dans un arrêt du Cour d'appel de Paris (6 septembre 2024), la juridiction rappelle une règle cardinale du recouvrement : l’URSSAF doit permettre au cotisant de comprendre, vérifier et retracer l’origine exacte des sommes réclamées. À défaut de cohérence entre la lettre d’observations, les chefs maintenus et les montants appelés, la sanction est immédiate : nullité de la mise en demeure, effondrement du redressement, remboursement intégral.

Lorsque l’URSSAF ne prouve pas l’expédition de ses mises en demeure, ses redressements sont annulés

Si l’URSSAF ne justifie pas l’envoi régulier de la mise en demeure (LRAR ou moyen à date certaine), la mise en demeure est nulle et la contrainte URSSAF peut être annulée.

La seule mention « régime général » ne suffit pas si la mise en demeure URSSAF porte sur d’autres cotisations

Par la seule mention « régime général », la mise en demeure URSSAF est nulle si elle ne précise pas toutes les cotisations réclamées

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