nullité du redressement URSSAF

Lettre d’observations L’URSSAF refuse 30 jours de délai supplémentaire. Le redressement est intégralement annulé.

L’URSSAF ne peut pas traiter la prolongation de la période contradictoire comme une simple faveur discrétionnaire. Lorsqu’une société demande, dans le délai initial de 30 jours, un temps supplémentaire pour répondre à une lettre d’observations, ce droit participe directement des garanties du cotisant contrôlé. Dans un arrêt du 30 janvier 2026, la cour d’appel de Colmar juge qu’un refus non motivé, notifié trop tard et sans fondement textuel suffisant, prive l’entreprise d’un débat contradictoire effectif. Résultat : la lettre d’observations et la mise en demeure sont annulées. Cette décision rappelle une règle essentielle en contentieux URSSAF : un refus irrégulier de prolongation peut entraîner la nullité de toute la procédure de redressement.

2026-04-01T11:55:31+02:00Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |

Redressement URSSAF “Coup de main” ou travail dissimulé ? Ce n’est pas une question de mots. C’est une question de preuve.

Un contrôle URSSAF peut très vite basculer sur le terrain du travail dissimulé dès qu’un proche du dirigeant est présent dans l’entreprise. Mais entre un simple “coup de main” et une infraction caractérisée, tout ne se joue pas sur les mots utilisés par l’agent de contrôle. La qualification dépend d’un point décisif : la preuve, et plus précisément de la manière dont l’URSSAF établit et communique les auditions sur lesquelles elle fonde son redressement.

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