irrégularité lettre d’observations

L’URSSAF perd 136 799 € pour un signataire. Ce n’était pas le bon.

Lorsqu’un redressement URSSAF est engagé à la suite d’un constat de travail dissimulé, l’organisme ne peut pas appliquer les règles du contrôle de droit commun. Dans un arrêt du 8 avril 2026, la cour d’appel de Rennes annule un redressement de 136 799 euros faute de signature du directeur sur la lettre d’observations, comme l’exige l’article R. 133-8 du Code de la sécurité sociale.

Lettre d’observations L’URSSAF refuse 30 jours de délai supplémentaire. Le redressement est intégralement annulé.

L’URSSAF ne peut pas traiter la prolongation de la période contradictoire comme une simple faveur discrétionnaire. Lorsqu’une société demande, dans le délai initial de 30 jours, un temps supplémentaire pour répondre à une lettre d’observations, ce droit participe directement des garanties du cotisant contrôlé. Dans un arrêt du 30 janvier 2026, la cour d’appel de Colmar juge qu’un refus non motivé, notifié trop tard et sans fondement textuel suffisant, prive l’entreprise d’un débat contradictoire effectif. Résultat : la lettre d’observations et la mise en demeure sont annulées. Cette décision rappelle une règle essentielle en contentieux URSSAF : un refus irrégulier de prolongation peut entraîner la nullité de toute la procédure de redressement.

2026-04-01T11:55:31+02:00Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |
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