Droit de la Sécurité Sociale

Stock-options : cessez de faire cadeau de votre trésorerie à l’URSSAF.

Une entreprise verse une contribution patronale sur des stock-options… puis l’avantage ne se réalise jamais. Aucune levée d’option. Aucune rémunération. Pourtant l’URSSAF refuse de rembourser. Le Tribunal judiciaire de Bobigny (10 février 2026) rappelle un principe essentiel : sans avantage effectivement versé, la contribution peut devenir indue et doit être restituée.

Votre code APE n'est pas une fatalité face à l'URSSAF.

71 925 €. C'est la somme réclamée par l'URSSAF à une entreprise au seul motif que son code APE n'entrait pas dans les bonnes cases. Une erreur d'appréciation administrative courante, que le Tribunal judiciaire vient lourdement de sanctionner. Face aux inspecteurs de l'URSSAF, votre classification INSEE ne fait pas la loi : seule la réalité économique de votre activité compte. Décryptage d'une décision qui rappelle aux dirigeants une règle d'or : une mise en demeure ne se paie pas aveuglément, elle s'audite.

Contrainte de 1189 € annulée. L'URSSAF réclame aussi irrégulièrement des "petits" montants. Défendez-vous.

L’URSSAF vous réclame 1 189 €. Une somme que beaucoup paieraient sans discuter. Pourtant, même un “petit” montant peut être juridiquement irrégulier. En matière de contentieux URSSAF, la bataille ne se joue pas seulement sur les chiffres, mais sur le respect strict de la procédure.

L’URSSAF réclame 195 255 €. La mise en demeure est lue. Et la faille apparaît. L’URSSAF est condamnée à payer 117 976 €.

L’URSSAF réclame 195 255 €. Une mise en demeure est notifiée. En apparence, la procédure est régulière. En réalité, une imprécision sur la nature des cotisations réclamées suffit à faire tomber l’acte. Le Tribunal judiciaire de Bobigny annule la mise en demeure… et condamne l’URSSAF à rembourser 117 976,83 €.

Avant de payer une contrainte URSSAF, exigez la preuve. Une vraie.

Une contrainte URSSAF n’est pas une simple demande de paiement. C’est l’aboutissement d’une procédure strictement encadrée par le Code de la sécurité sociale. Avant de céder à la pression ou de négocier un échéancier, une question doit être posée : l’URSSAF peut-elle prouver qu’elle a respecté les étapes préalables, notamment l’envoi régulier des mises en demeure ? Car en matière de recouvrement social, l’absence de preuve peut suffire à faire tomber 35 547 €.

L’URSSAF a raison sur le fond ? On s’en fiche. Elle a peut-être tort sur la forme.

Face à l’URSSAF, choisir un avocat doublement spécialiste (droit du travail + droit de la sécurité sociale) fait la différence : les mentions « avocat URSSAF » ou « avocat en… » sont libres, seul le certificat CNB garantit une spécialisation reconnue.

2026-02-18T19:13:35+01:00Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |

« REGULARISATION AN-1 / AN-2 » Cette mention peut faire annuler votre contrainte URSSAF.

Une simple ligne peut faire tomber toute une procédure. Dans un jugement du 5 février 2026, le Tribunal judiciaire de Beauvais annule deux contraintes URSSAF représentant plus de 15 000 euros. En cause : une motivation insuffisante, notamment une rubrique générique intitulée « REGULARISATION AN-1 / AN-2 », incapable de permettre au cotisant d’identifier la nature, la cause et l’étendue exacte de son obligation. En contentieux URSSAF, la validité formelle de l’acte précède toujours la discussion sur le montant.

La prescription URSSAF a deux étages. Beaucoup n’en vérifient qu’un.

La prescription URSSAF ne se résume pas à un simple calcul de dates. Elle obéit à une mécanique précise, en deux temps, que trop de cotisants négligent. Avant de discuter le fond d’un redressement, il faut vérifier successivement la prescription des cotisations elles-mêmes, puis celle de l’action en recouvrement. Oublier l’un de ces étages peut faire perdre un dossier… ou permettre de l’emporter.

28 503,92 € réclamés par la MSA. Prescription acquise. Créance éteinte.

La MSA réclamait 28 503,92 € de cotisations sociales à une associée exploitante, au titre des années 2013 à 2015. En invoquant la fraude, la caisse tentait d’allonger le délai de prescription de trois à cinq ans. La Cour d’appel de Montpellier (5 février 2026) rappelle une règle essentielle du contentieux social agricole : **la fraude ne se présume pas**. Faute de preuve d’une intention frauduleuse caractérisée, la prescription triennale s’applique. Résultat : la créance est prescrite. La contrainte tombe.

28 421 € réclamés pour travail dissimulé. La mise en demeure de l’URSSAF a été annulée.

L’URSSAF réclame 28 421 € pour travail dissimulé. La procédure semble verrouillée. Pourtant, le Tribunal judiciaire de Lille annule la mise en demeure. Non pas sur le fond. Mais sur la forme. Parce qu’en matière de contrôle URSSAF, la précision de la mise en demeure n’est pas un détail administratif. C’est une condition de validité.

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