Nullité de la mise en demeure

196 544 € réclamés par l’URSSAF. Annulés. Pour une case vide.

196 544 € réclamés pour travail dissimulé. Annulés non pas sur le fond, mais pour un vice de procédure : une mise en demeure dont la notification n’est pas démontrée. Une décision qui rappelle qu’en contentieux URSSAF, la validité formelle précède toujours le débat sur le redressement.

Lettre d’observations : 70 909 € Mise en demeure : 68 503 € L’URSSAF n’a pas su expliquer l’écart. Elle a tout perdu.

Une mise en demeure URSSAF ne se discute pas d’abord sur le fond, mais sur la rigueur de ses chiffres. Dans un arrêt du 26 janvier 2026, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence annule une mise en demeure en raison de discordances chiffrées impossibles à reconstituer entre la lettre d’observations et l’acte de recouvrement. Quand l’URSSAF n’est pas en mesure d’expliquer précisément ce qu’elle réclame, la créance tombe avant tout débat sur le bien-fondé du redressement.

132 787 euros. C'est la somme que l'URSSAF a dû rembourser à une entreprise.

132 787 € remboursés. Non parce que le redressement URSSAF était infondé, mais parce que la mise en demeure était illisible. Dans un arrêt du Cour d'appel de Paris (6 septembre 2024), la juridiction rappelle une règle cardinale du recouvrement : l’URSSAF doit permettre au cotisant de comprendre, vérifier et retracer l’origine exacte des sommes réclamées. À défaut de cohérence entre la lettre d’observations, les chefs maintenus et les montants appelés, la sanction est immédiate : nullité de la mise en demeure, effondrement du redressement, remboursement intégral.

Aller en haut