irrégularité mise en demeure URSSAF

17 309 € de cotisations URSSAF annulées. Pas pour une erreur de calcul. Pour une adresse que l’URSSAF n’a pas su prouver.

Une contrainte URSSAF peut être anéantie sans jamais discuter le montant des cotisations. Lorsque l’organisme ne prouve pas que la mise en demeure a été envoyée à l’adresse effectivement déclarée par le cotisant et valable au moment de l’envoi, toute la procédure de recouvrement s’effondre. L’arrêt de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence du 22 janvier 2026 en offre une démonstration nette : **17 309 € annulés pour un défaut de preuve sur une simple adresse**.

Mises en demeure et contraintes URSSAF : la mention « régime général » ne suffit pas !

Lorsque l’URSSAF recouvre le versement de transport, elle doit respecter strictement les règles applicables aux mises en demeure et aux contraintes prévues par le Code de la sécurité sociale. La jurisprudence de la Cour de cassation est formelle : les actes doivent préciser clairement la nature exacte des sommes réclamées. Une simple mention « régime général » ne suffit pas. Si l’URSSAF omet d’indiquer qu’il s’agit du versement de transport, la mise en demeure et la contrainte sont nulles. Une exigence de précision qui, lorsqu’elle n’est pas respectée, ouvre un moyen de défense décisif pour les entreprises.

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