jurisprudence opposition contrainte URSSAF

L’URSSAF Ile-de-France réclame 22.361 € à un retraité. L’URSSAF avait encaissé deux chèques… Sans imputer le second.

Quand le cotisant produit un relevé bancaire prouvant le débit d'un chèque encaissé par l'URSSAF mais non imputé à sa dette, la charge de la preuve bascule : c'est à l'URSSAF de justifier l'imputation, faute de quoi la contrainte est annulée. C'est ce que rappelle un jugement du tribunal judiciaire de La Rochelle du 6 mai 2026, particulièrement utile en matière d'opposition à contrainte URSSAF.

En matière d’opposition à contrainte, ce n’est pas à l’URSSAF de prouver qu’elle a raison. C’est à vous de prouver qu’elle a tort.

Recevoir une contrainte URSSAF ne suffit pas à gagner un procès contre l’organisme de recouvrement. En matière d’opposition à contrainte, la règle est sévère : ce n’est pas à l’URSSAF de démontrer qu’elle a raison, c’est au cotisant d’établir, pièces à l’appui, que la créance est erronée, incohérente ou infondée. Autrement dit, une opposition vide, imprécise ou non étayée ne protège pas. Elle conduit, le plus souvent, à la validation de la contrainte. Devant le tribunal, contester ne suffit donc pas : il faut prouver.

2026-03-22T08:34:13+01:00Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |
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