contrainte irrégulière

L’audition de l’employeur s’est tenue dans les locaux de l’URSSAF

URSSAF, redressement, travail dissimulé, contrôle comptable d'assiette, article R. 243-59, article L. 243-7, audition, lieu d'audition, vice de procédure, annulation, Cour d'appel de Rennes, cotisant, inspecteur du recouvrement, garanties procédurales, code de la sécurité sociale

L’URSSAF réclamait 1 392 €. La contrainte visait une mise en demeure n° 0042736483 du 20 décembre 2023. L’URSSAF a produit une mise en demeure n° 0042722858 du 22 novembre 2023. La contrainte a été annulée.

Une contrainte URSSAF peut être annulée sans même que le juge examine le fond de la créance. Par jugement du 6 mars 2026, le Tribunal judiciaire de Metz a annulé une contrainte de l’URSSAF après avoir constaté une incohérence entre la mise en demeure visée par la contrainte et celle effectivement produite aux débats, ainsi que l’absence de preuve de sa notification régulière. Cette décision rappelle une règle essentielle du contentieux URSSAF : avant tout débat sur les cotisations réclamées, la régularité de la chaîne de recouvrement doit être vérifiée avec rigueur.

L’URSSAF perd 80.000 € car sa contrainte ne mentionne pas le prénom de son Directeur

Un simple prénom manquant peut faire tomber une contrainte URSSAF. Le Tribunal judiciaire de Dijon, dans une décision du 30 septembre 2025 (n° 24/00419), a annulé un titre de 80 767 € au motif que l’acte ne mentionnait pas le prénom complet de son signataire. Une irrégularité en apparence mineure, mais qui constitue une violation directe de l’article L.212-1 du Code des relations entre le public et l’administration. Ce cas rappelle que le formalisme des actes de recouvrement n’est jamais un détail : la moindre omission peut suffire à neutraliser toute la procédure.

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