Critiquer la réélection d’un maire sur Facebook, c’est de la liberté d’expression. C’est aussi, parfois, un motif de licenciement.
Critiquer un maire sur Facebook relève, en principe, de la liberté d’expression du salarié. Mais cette liberté n’est pas absolue. Lorsqu’un commentaire devient injurieux, diffamatoire ou manifestement excessif, et qu’il compromet concrètement les intérêts de l’employeur, il peut justifier un licenciement. Par un arrêt du 19 février 2026, la Cour d’appel de Dijon rappelle que l’abus s’apprécie toujours au regard des propos tenus, du poste occupé, des obligations contractuelles du salarié et des conséquences réelles pour l’entreprise.