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Articles taggués ‘Liberté d’expression’

Salariés : Attention, à vos propos sur Facebook !

26/12/2011 Aucun commentaire

facebook 300x126 Salariés : Attention, à vos propos sur Facebook !Une salariée a été licenciée pour avoir tenu des propos diffamants, insultants et offensants envers son employeur par le biais du réseau social Facebook :

« oui, c’est clair, cette boîte me dégoûte’ Non, faire juste notre boulot et ne pas en faire trop, j’espère me retrouver vite autre chose après là, ils se démerderont ‘ Oui c’est sûr que tu vas retrouver quelque chose, ça va te permettre de voir d’autres horizons, mais ça fait quand même chier quand même la façon dont ça s’est passé, ils méritent juste qu’on leur mette le feu à cette boîte de merde !»

S’il est avéré que lors du dialogue auquel elle a participé sur Facebook un ancien salarié et certains contacts de ce dernier, la salariée n’a jamais désigné nommément son employeur, il en demeure cependant pas moins que ces propos sont demeurés inscrits sur « le mur » du profil de son interlocuteur, d’une part, qu’ils ont été par la suite complétés par un autre contact qui a expressément mentionné le nom de l’employeur, d’autre part ; même à supposer que la salariée ait quitté le site sitôt après la délivrance de son dernier message, ses propos sont tout de même demeurés accessibles et son employeur parfaitement identifiable ; l’absence d’intention de la part de la salariée se trouve dès lors sans effet dès lors que son comportement imprudent a conduit à un résultat similaire.

Le réseau Facebook a pour objectif affiché de créer entre ses différents membres un maillage relationnel destiné à s’accroître de façon exponentielle par application du principe « les contacts de mes contacts deviennent mes contacts » et ce, afin de leur permettre de partager toutes sortes d’informations ; ces échanges s’effectuent librement via « le mur » de chacun des membres auquel tout un chacun peut accéder si son titulaire n’ a pas apporté de restrictions ; il s’en suit que ce réseau doit être nécessairement considéré , au regard de sa finalité et de son organisation, comme un espace public ; il appartient en conséquence à celui qui souhaite conserver la confidentialité de ses propos tenus sur Facebook, soit d’adopter les fonctionnalités idoines offertes par ce site, soit de s’assurer préalablement auprès de son interlocuteur qu’il a limité l’accès à son «mur».

En l’espèce, la salariée, qui ne pouvait ignorer le fonctionnement du site Facebook, n’est pas fondée à soutenir que son dialogue avec un ancien salarié  constituait une conversation privée ; pour ce faire elle disposait en effet de la faculté de s’entretenir en particulier avec lui en utilisant la fonctionnalité adéquate proposée par le site; d’autre part si la photocopie du « mur » de l’ancien salarié témoigne de la réalité des propos reprochés à la salariée, il ne porte cependant pas la trace d’une quelconque interrogation de celle-ci quant à l’accès au mur de son interlocuteur.

Enfin si le salarié jouit, dans l’entreprise ou en dehors d’elle, de sa liberté d’expression à laquelle il ne peut être apporté que des restrictions justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché, il ne peut abuser de cette liberté par des propos injurieux diffamatoires ou excessifs.

Dans la présente espèce il est établi que la salariée a tenu sur son employeur, les propos rappelés in supra : eu égard à leur caractère violent et excessif ces propos témoignent d’un abus incontestable de la liberté d’expression reconnu à tout salarié ; il s’ensuit que ce grief constitue un motif réel et sérieux de licenciement.

Cour d’Appel de Besançon, 15 novembre 2011 n° 10/02642

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Éric ROCHEBLAVE
Avocat Spécialiste en Droit Social
Barreau de Montpellier
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Un salarié ne peut pas mettre en cause son employeur sur une banderole

14/08/2011 Aucun commentaire

libert%C3%A9 dexpression au travail 150x150 Un salarié ne peut pas mettre en cause son employeur sur une banderoleUne salariée avait apposé sur le balcon de son domicile une banderole mettant en cause publiquement et nommément son employeur.

La Cour de cassation et la Cour d’Appel de Montpellier ont considéré que le licenciement de cette salariée était fondé sur une cause réelle et sérieuse car cette salariée avait ainsi caractérisé un abus dans sa liberté d’expression.

Cass. Soc. 22 juin 2011 n° 10-10856
Cour d’Appel de Montpellier 25 février 2009

Éric ROCHEBLAVE
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Un salarié peut signer une pétition

19/05/2011 Aucun commentaire

petition Un salarié peut signer une pétitionEn application de l’article L. 1121-1 du code du travail, sauf abus, le salarié jouit dans l’entreprise et en dehors de celle-ci, de sa liberté d’expression à laquelle seules les restrictions justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché peuvent être apportées.

La signature d’une pétition portant sur une demande de personnel supplémentaire, qui ne contient aucun propos injurieux, diffamatoire ou excessif, ne caractérise pas un abus de la liberté d’expression du salarié.

Cass. soc., 3 mai 2011, 10-14104

 

Éric ROCHEBLAVE
Avocat Spécialiste en Droit Social
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La Croix : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

14/12/2010 Aucun commentaire

lacroix La Croix : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

La Croix 22/11/2010
Interview de Maître Éric ROCHEBLAVE

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« Où s’arrête la liberté d’expression des salariés sur Internet ? »


79 watermark 320x240 avocat licenciement La Croix : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

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Éric ROCHEBLAVE
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Critiquer son employeur sur Facebook est une faute grave !

19/11/2010 Aucun commentaire

facebook logo1 150x130 Critiquer son employeur sur Facebook est une faute grave !Facebook n’est pas un espace privé comparable à une boite mail.

Facebook est un réseau social ouvert, un espace d’expression publique et planétaire.

Nul ne peut ignorer que Facebook, qui est un réseau accessible par connexion internet, ne garantit pas toujours la confidentialité nécessaire.

Critiquer son employeur sur Facebook est une faute grave !

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L’adhésion au réseau Facebook est le signe d’une absence de discrétion

Cour d’Appel de Versailles, 11 mars 2010 N° 09/08383

Les « murs » Facebook s’apparentent à un forum de discussion qui peut être limité à certaines personnes ou non.

Les messages sur Facebook peuvent être lu par des tiers.

Cour d’Appel de Chambéry, 15 septembre 2009

En mettant un message sur le mur d’une autre personne dénommée « ami », tout un chacun s’expose à ce que cette personne ait des centaines d’« amis » ou n’ait pas bloqué les accès à son profil et que tout individu inscrit sur Facebook puisse accéder librement à ces informations (coordonnées, mur, messages, photos).

Dans ces conditions, contrairement à ce qu’avance certains salariés, il ne s’agit pas d’une atteinte à la sphère privée au regard de tous les individus, amis ou non qui peuvent voir le profil d’une personne et accéder à son mur et aux messages qu’elle écrit ou qui lui sont adressés.

Au surplus, la violation d’une correspondance privée suppose qu’un échange écrit ne puisse être lu par une personne à laquelle il n’est pas destiné, sans que soit utilisé des moyens déloyaux.

Non seulement, il n’est pas possible d’établir qu’un salarié ait bloqué l’accès à son profil et donc à son « mur » au moment des faits litigieux, mais surtout, si un salarié veut envoyer un message privé non accessible à d’autres personnes que le destinataire ou quelques amis choisis, il peut utiliser la boîte mail individuelle de Facebook.

Il n’y a donc pas de violation de la correspondance privée.

Cour d’Appel de Reims, 9 juin 2010 N° 09/03205

La page mentionnant les propos incriminés constituent pour l’employeur un moyen de preuve licite du caractère bien-fondé du licenciement.

Conseil de Prud’hommes de Boulogne-Billancourt, 19 novembre 2010

Sur Facebook, les salariés ne peuvent pas impunément critiquer ou avoir des propos injurieux ou diffamatoires à l’égard de leurs employeurs.

Le Conseil de Prud’hommes de Boulogne-Billancourt a jugé fondé le licenciement pour faute grave de deux salariés à qui il était reproché d’avoir échangé des propos critiques à l’égard de leur hiérarchie et d’un responsable des ressources humaines de l’entreprise sur Facebook.

Conseil de Prud’hommes de Boulogne-Billancourt, 19 novembre 2010

Voir nos articles :

France 5 : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE
Le MONITEUR : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE
Les salariés ont-ils un devoir de réserve ?
La liberté d’expression du salarié a-t-elle des limites ?
La liberté d’expression d’un salarié ne l’autorise pas de porter tort à la réputation et à la crédibilité de son employeur
Petit guide des grossièretés au travail
Un cadre peut-il être licencié pour s’être fait l’écho de l’ « insatisfaction du personnel » et avoir « préconisé une augmentation des salaires » ?
Salariés : vous avez désobéi, vous avez tout compris !

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Éric ROCHEBLAVE
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France 5 : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

13/10/2010 Aucun commentaire

logo france5 France 5 : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

Peut-on critiquer son patron sur le web ?
France5.fr Publication du 13/10/2010
Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

60 watermark 320x240 patron France 5 : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

Voir nos articles :

Les salariés ont-ils un devoir de réserve ?
La liberté d’expression du salarié a-t-elle des limites ?
La liberté d’expression d’un salarié ne l’autorise pas de porter tort à la réputation et à la crédibilité de son employeur
Petit guide des grossièretés au travail

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Un cadre peut-il être licencié pour s’être fait l’écho de l’ « insatisfaction du personnel » et avoir « préconisé une augmentation des salaires » ?

04/10/2010 Aucun commentaire

images Un cadre peut il être licencié pour s’être fait l’écho de l’ « insatisfaction du personnel » et avoir « préconisé une augmentation des salaires » ?L’obligation de loyauté des cadres de haut niveau limite-t-elle leur liberté d’expression ?

La Cour de cassation et la Cour d’appel de Rennes ont considéré que n’est pas fautif le fait pour un cadre dirigeant, membre du comité de direction et siégeant au conseil d’administration, d’adresser au président-directeur général de l’entreprise, un message  faisant état de l’insatisfaction du personnel à l’égard de la politique salariale de l’entreprise, en exposant les raisons, et préconisant une augmentation des salaires.

Et ce d’autant plus que ce message ne comportait aucun terme injurieux, diffamatoire ou excessif et que le salarié n’avait communiqué la copie de ce message qu’aux membres du personnel qui lui avait demandé d’accomplir cette démarche.

Le licenciement a été déclaré sans cause réelle et sérieuse et le salarié a obtenu 250.000 Euros de dommages et intérêts eu égard à son ancienneté de 36 ans, à son âge et sa proximité de la retraite.

Cass. soc. 22 septembre 2010, n° 09-42382

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L’Express : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

22/09/2010 Aucun commentaire

lexpress LExpress : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVEL’Express 22/09/2010 – Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

« Comment insulter son patron sans se faire virer »

55 watermark 320x240 lexpress page 1 LExpress : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE   56 watermark 224x168 lexpress2 page 2 LExpress : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

Voir notre Petit guide des grossièretés au travail 3772 visites au 22/09/2010 icon wink LExpress : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

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Le MONITEUR : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

27/07/2010 Aucun commentaire

MONITEUR11 Le MONITEUR : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE Le Moniteur des Travaux Publics et du Bâtiment
N°5565 – Juillet  2010

MONITEUR Le MONITEUR : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

Liberté d’expression : tout est dans la mesure ?

Extrait de l’interview de Maître Éric ROCHEBLAVE accordé au magazine Le MONITEUR : « … Les propos tenus par le salarié sont appréciés au cas par cas », précise Eric Rocheblave, avocat spécialiste en droit social (Montpellier). La Haute juridiction a par exemple jugé injustifié le licenciement d’un ingénieur système pour avoir surnommé son responsable d’équipe du sobriquet de «la petite … »

En complément, je citerai François Cavanna  : « La liberté consiste à faire tout ce que permet la longueur de la chaîne » icon wink Le MONITEUR : Interview de Maître Eric ROCHEBLAVE

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